Vous êtes iciL'équipe / Trombinoscope / Catherine Ozouf-Costaz

Catherine Ozouf-Costaz


Catherine Ozouf

 Ingénieur de Recherche au CNRS,  j’ai effectué toute ma carrière au Muséum National d’Histoire naturelle, dans différentes équipes. J’ai d’abord travaillé dix ans sur la morphologie et la biologie des acanthomorphes, mais aussi des chondrichthyiens (« poissons » cartilagineux), puis je me suis consacrée à la cytogénétique (voir la page). L’essentiel de mes travaux concerne deux groupes d’acanthomorphes, les notothenioïdes antarctiques et les Cichlidés des grands lacs africains. Les notothenioïdes ne comprennent que 122 espèces qui se sont diversifiés en quelques millions d’années en s’adaptant aux conditions extrêmes et à l’isolement thermique de l’Océan Austral (voir la page). Les cichlidés comprennent plus de 1500 espèces qui se sont principalement diversifiées dans les lacs, Tanganyika, Malawi et Victoria. Ces phénomènes de diversifications d’espèces dans des milieux isolés et avec des contraintes environnementales importantes sont appelés en anglais « species flocks ». Notothenioïdes et cichlidés présentent une très grande diversité de formes et d’habitats. Je m’intéresse aux nombreux changements chromosomiques qui se sont produits au cours de l’évolution de ces deux groupes. Moyennant certaines précautions, leurs caractéristiques chromosomiques peuvent être utilisées pour faire de la systématique et de la phylogénie, comme les caractères morphologiques ou moléculaires.

 Par ailleurs les cichlidés comprennent plusieurs espèces d’intérêt aquacole (le Tilapia du Nil, par exemple), et les notothenioïdes, outre leurs particularités adaptatives qui fascinent la communauté scientifique toute entière, comptent des espèces exploitées par la grande pêche (comme la légine). Les génomes de ces espèces font l’objet d’études approfondies et plusieurs sont séquencés entièrement. Cela me permet ainsi d’accéder à d’autres champs disciplinaires dans le cadre de diverses collaborations et de mettre en œuvre notre savoir-faire en localisant, dans les chromosomes, des gènes liés au déterminisme du sexe (pour l’aquaculture) ou aux adaptations aux conditions extrêmes (pour les notothenioïdes). Ceci représente aussi le moyen d’accéder à de nouveaux caractères (positionnement de gènes) permettant de développer de nouvelles approches comparatives (voir le site de mon équipe).

membre de l'équipe de 2003 à 2013