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Aide moléculaire à l'identification !


Par Anonyme - Posté le 14 octobre 2010

L’équipe vient de publier une nouvelle étude sur un genre exclusivement antarctique, le genre Trematomus. Ce genre est composé de 14 espèces qui sont très abondantes dans l’Océan Austral et qui vivent dans des niches écologiques très différentes. C’est pourquoi les étudier est essentiel pour mieux comprendre le fonctionnement de l’écosystème antarctique.

Cependant, les scientifiques travaillant sur ce groupe sont face à un problème : les 14 espèces appartenant aux Trematomus sont difficiles à identifier. Peu de caractères morphologiques les distinguent les unes des autres. Ceci est particulièrement vrai pour les spécimens endommagés et/ou les larves. En effet, comme pour la plupart des téléostéens acanthomorphes, les larves ne se distinguent d’une espèce à l’autre que par la présence de certains points pigmentés sur le corps.

Dessins de deux espèces de larves appartenant au genre Trematomus. À gauche, Trematomus loennbergii et à droite Trematomus eulepidotus, d'après A. Kellermann

Dans ce contexte, l’approche barcode semble être un bon moyen de palier à ce problème d’identification. Cet article a donc pour but de tester si le barcoding est une méthode fiable pour identifier les espèces du genre Trematomus. Pour se faire, nous avons comparé l’identification obtenue avec le marqueur COI avec l’identification faite par des morphologistes spécialistes du groupe.

Les résultats du marqueur COI et les résultats obtenus par les spécialistes sur groupe sont identiques.

Ainsi, il existe un nouvel outil d’identification chez les Trematomus qui permet de vérifier l’identification morphologique. Mais la grande nouveauté réside dans le fait de pouvoir identifier des larves à des stades de développement peu avancés et même des contenus stomacaux.

Individus identifiés comme étant des Pagothenia borchgrevinki provenant du contenu stomacal d’un Gymnodraco victori.

Pour en savoir plus voir Lautrédou et al., 2010 [1]


Références